



En combinant les perspectives analytiques des quatre frontières thématiques (biologique, mentale, socio-écologique et commerciale) qui composent le projet CATTLEFRONTIERS, cette étude analyse la transformation de la production bovine à Madagascar de la fin de la période précoloniale au début de la période postcoloniale (des années 1870 aux années 1970). Elle examine pourquoi, comment et dans quel but les administrateurs, entrepreneurs et experts vétérinaires européens (principalement mais pas uniquement français) et malgaches, souvent en interaction conflictuelle avec les pastoralistes locaux, ont cherché à transformer les économies bovines préexistantes sur l'île et à en faire des marchandises rentables. Ce projet montre que la construction de cette frontière bovine coloniale-capitaliste impliquait une large gamme d’interventions, allant de l'amélioration des races locales et de nouvelles méthodes de gestion des maladies du bétail, à la soumission et à la taxation des pastoralistes, ainsi qu’à l’établissement d’usines de viande et de nouveaux réseaux commerciaux pour les bovins et les marchandises.
Alors que certaines de ces interventions ont déjà commencé sous le gouvernement des Merina, elles se sont intensifiées sous le colonialisme français, transformant effectivement l'île en l'un des principaux producteurs et exportateurs de marchandises bovines en Afrique coloniale, notamment les peaux et la viande en conserve ou la viande congelée. Cependant, Madagascar ne devint jamais la « nouvelle Argentine » que certains espéraient. Le projet montre comment les tensions, conflits et négociations multiples soutenant les processus de construction de la frontière, ainsi que les conséquences sociales, économiques et écologiques (intentionnelles et non intentionnelles), ont limité l’ampleur de l'industrie bovine à Madagascar, menant finalement à son déclin progressif et à sa déconnexion des marchés régionaux, impériaux et mondiaux. Cette étude, qui fera l'objet d'un ouvrage complet, sera la première à décrire la construction et la déconstruction de cette frontière bovine paradigmatique. Elle jouera également un rôle clé de synthèse au sein de CATTLEFRONTIERS, en intégrant et en réinjectant les perspectives conceptuelles et empiriques des autres études de cas.



En combinant les perspectives analytiques des quatre frontières thématiques (biologique, mentale, socio-écologique et commerciale) qui composent le projet CATTLEFRONTIERS, cette étude analyse la transformation de la production bovine à Madagascar de la fin de la période précoloniale au début de la période postcoloniale (des années 1870 aux années 1970). Elle examine pourquoi, comment et dans quel but les administrateurs, entrepreneurs et experts vétérinaires européens (principalement mais pas uniquement français) et malgaches, souvent en interaction conflictuelle avec les pastoralistes locaux, ont cherché à transformer les économies bovines préexistantes sur l'île et à en faire des marchandises rentables. Ce projet montre que la construction de cette frontière bovine coloniale-capitaliste impliquait une large gamme d’interventions, allant de l'amélioration des races locales et de nouvelles méthodes de gestion des maladies du bétail, à la soumission et à la taxation des pastoralistes, ainsi qu’à l’établissement d’usines de viande et de nouveaux réseaux commerciaux pour les bovins et les marchandises.
Alors que certaines de ces interventions ont déjà commencé sous le gouvernement des Merina, elles se sont intensifiées sous le colonialisme français, transformant effectivement l'île en l'un des principaux producteurs et exportateurs de marchandises bovines en Afrique coloniale, notamment les peaux et la viande en conserve ou la viande congelée. Cependant, Madagascar ne devint jamais la « nouvelle Argentine » que certains espéraient. Le projet montre comment les tensions, conflits et négociations multiples soutenant les processus de construction de la frontière, ainsi que les conséquences sociales, économiques et écologiques (intentionnelles et non intentionnelles), ont limité l’ampleur de l'industrie bovine à Madagascar, menant finalement à son déclin progressif et à sa déconnexion des marchés régionaux, impériaux et mondiaux. Cette étude, qui fera l'objet d'un ouvrage complet, sera la première à décrire la construction et la déconstruction de cette frontière bovine paradigmatique. Elle jouera également un rôle clé de synthèse au sein de CATTLEFRONTIERS, en intégrant et en réinjectant les perspectives conceptuelles et empiriques des autres études de cas.



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